Être une femme à Sillaléba, par Michel Boccara

Michel Boccara, chercheur au CNRS (LISST- Université de Toulouse-Jean Jaurès).

Citer l’article : Michel Boccara, «Être une femme à Sillaléba. Étude de l’installation d’un moulin à mil au village de Sillaléba (Kirigtenga, Moose  du Burkina Faso) », Revue Ouverture, vol 3, p. 31-67

Résumé :

Une étude approfondie du village mogha de Sillaléba, dans le nord du Burkina Faso, et de sa région (Lac de Bam), de sa mythologie et de ses rituels avait révélé l’importance du couple autochtone/étranger et avait montré que si la femme se trouvait du côté des autochtones, l’homme occupait la place de l’étranger. Dans un contexte colonial où l’étranger était dominant, la domination des hommes était donc renforcée.

L’auteur, interpellé par les femmes du village, réalise alors un film sur le travail féminin et celui-ci débouche sur la demande de l’installation d’un moulin à mil.

Très vite, ce moulin dysfonctionne notamment en raison du déséquilibre des relations homme/femme mais aussi à cause de l’importance de la place de l’argent dans ce nouveau moyen de production.

L’auteur réalise alors, avec les femmes du village, une enquête sur les raisons de ce dysfonctionnement.

Cet article présente un ensemble de causes probables et envisage les moyens d’y remédier.

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