Régis Dericquebourg
Régis Dericquebourg est sociologue français des religions, né en 1947, titulaire d’un DESS de psychologie clinique et d’un doctorat en psychosociologie. Il soutient en 1979, sous la direction de Jean Séguy, la première thèse française consacrée aux Témoins de Jéhovah, à partir d’une enquête de terrain devenue classique. Après avoir été assistant puis maître de conférences en psychologie sociale clinique à l’Université Charles-de-Gaulle Lille-III, il devient membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS et professeur associé à la Faculté des études comparatives des religions et de l’humanisme à Antwerp.
Cette trajectoire, à la croisée de la clinique, de la sociologie et de l’étude des minorités religieuses, éclaire la place décisive qu’il occupe dans cette dynamique de transmission. Ses travaux sur les religions de guérison, prolongés par une relecture fine de Max Weber, offrent un appui majeur au dialogue entre psychanalyse, théologie, médecine et travail social. En revisitant la figure wébérienne du mystagogue, il montre comment les nouvelles formes du croire se déplacent aujourd’hui vers les promesses contemporaines de soin, de guérison et de transformation de soi. Cette perspective ouvre un dialogue fécond avec les institutions de santé, là où le croire se reformule désormais dans le rapport au bien-être, aux thérapeutiques et aux idéaux contemporains de salut.
La place des Témoins de Jéhovah dans les groupes sectaires d'après leurs écrits officiels. Note de sociologie religieuse.
Le Jéhovisme, contre-emprise à la modernité
Souffrance, compétence et résilience. Le cas des Témoins de Jéhovah
Diversité et fausse nouveauté des dits « Nouveaux Mouvements religieux ». Leur place dans l’évolution actuelle du champ religieux
Max Weber et les charismes spécifiques
Bernadette Rigal-Cellard, Les Douze Tribus. La communauté messianique de Sus en France
Les religions de guérison. Perspectives sur une recherche
En voie d’être complétée ….